Interview

Track by track : Plongée dans les remixes de Fall In Deep avec BLOW

Emma Burlet

Récemment annoncé en première partie de French 79 à la Gaîté Lyrique le 14 juin, BLOW vient de sortir un EP de remixes des morceaux de Fall In Deep. Une jolie façon de célébrer le retour des beaux jours. Écoute et interview.

Il y a un peu plus d’un an, BLOW sortait son premier single “The Devil Remembers Me” et depuis la formation ne cesse de prendre de l’essor. Composé de quatre amis d’enfance, Jean-Etienne Maillard (guitare), Thomas Clairice (synthés, basse) et Pierre-Elie Abergel se sont réunis autour du projet du chanteur Quentin Guglielmi : celui de créer une pop intemporelle à la croisée des genres. Autant dire que la recette fonctionne.

Si leur premier EP I les a propulsé sur différentes scènes parisiennes, le groupe n’a pas chômé et a sorti en fin d’année 2016 son deuxième EP justement nommé Fall In Deep. Toujours d’une efficacité redoutable, l’électro-pop de BLOW se veut mélodieuse et agit tel un pansement cicatrisant grâce à ses rythmes mid-tempo et ses envolées musicales aériennes. La pop oui, mais le groupe souhaite également s’inscrire dans une vague plus électronique. L’année dernière, ils ont convoqué les talents de Clément Bazin, Pogo x Pogo, James Carter et Les Filles et Les Garçons pour remixer leur premier EP. Cette année, BLOW a décidé de remettre le couvert et Moi Je, Romain Kouder, Fonkynson et French 79 ont répondu à l’appel. L’EP de Fall In Deep (Remixes) est sorti le 24 mars sur DDM Recordings.

On a rencontré Quentin et Jean-Etienne pour savoir d’où leur venait cet amour pour les remixes.

 

Fall In DeepMoi je Remix

Quentin Guglielmi : Pour cet EP de remixes, on a travaillé avec notre équipe, label et manageuse inclus. C’est Dealer de Musique qui nous a proposé celui-ci. On trouve que la musique de Moi je se rapproche de la nôtre. Le remix s’est fait rapidement, ils ont été très réactifs. On aime ou on n’aime pas, je le trouve assez funky avec leur patte assez marquée. Je suis content de ce qu’il ont fait.

Jean-Étienne Maillard : Le travail qu’ils ont fait sur ce morceau correspond à leur image. Ce morceau leur va bien.

You Killed Me on the MoonRoman Kouder Remix

Quentin : Pour ce morceau, il y a eu plusieurs propositions et ça a été assez dur de se décider. C’est tombé sur Roman Kouder qui a fait une proposition intéressante dès le début. On a lui a dit de ne pas hésiter, on trouvait qu’il était resté un peu trop poli. Il a finalement retouché son remix pour l’accentuer en gardant le même esprit que le morceau original. Apparemment il l’a déjà passé en DJ set et nous a dit que les retours étaient bons.

Jean-Étienne : Ça électronise un peu plus le morceau tout en restant dans le même esprit.

ZephyrFonkynson Remix

Quentin : Fonkynson est français et vit à Montréal. C’est un remix assez typé. Notre producteur chez Dealer De Musique qui était en lien avec lui a insisté pour qu’on travaille avec lui. Ça nous permet d’avoir de la visibilité ailleurs aussi. Il a bien retourné le morceau et ça lui donne un autre couleur.

The Way We Do French 79 Remix

Quentin : Lui aussi, il a bien retourné le morceau. Il est parti dans un style plus sombre, plus à la French 79 et c’est vachement bien fait. On a été agréablement surpris.

Jean-Étienne : Son album Olympic fait partie des révélations électroniques de cette année pour moi. Tous les morceaux m’ont plu.

Vous avez sortis deux EP’s accompagnés à chaque fois de remixes, d’où vous vient cet amour pour le remix?

Jean-Étienne : Je pense que ça fait partie du chemin qu’on essaie d’avoir avec le groupe.

On est très liés à la musique électro et c’est super flatteur de pouvoir écouter différentes versions de nos morceaux, de nouveaux remaniements.

Pour nous c’est un plaisir et c’est aussi intéressant d’un point de vue de la communication pour s’élargir.

Quentin : Ça leur donne une deuxième vie et leur donne un essor auquel on n’aurait pas pensé. Dès notre premier EP, avant même qu’on soit signés chez DDM on avait déjà de nous-même démarché pour des remixes et on en avait sorti 9. Sur notre deuxième EP, ça a été plus ciblé, on a voulu avoir un remix de chaque morceau. Sachant qu’on écoute beaucoup de musique électronique et beaucoup de remixes, ça nous parle vraiment. C’était un choix personnel qu’on continuera à faire. C’est hyper intéressant de voir comment les morceaux peuvent bouger selon nos différentes collaborations.

Jean-Étienne : Ça fait même partie de la manière dont on créé les titres. Inconsciemment on aime bien pouvoir laisser la place, on ne veut pas trop complexes sur certains plans musicaux justement pour pouvoir recréer le morceau.

On travaille davantage sur des boucles qui vont être un embryon électronique et qui seront exploitables par d’autres personnes et même par nous.

Quentin : Ça peur servir pour d’autres personnes et même pour nous pour les versions lives. Sur nos précédents remixes, on a par exemple repris l’idée du remix de Don’t Wait For Us de James Carter.

Jean-Étienne : Il a pensé à mettre un thème dessus, chose qu’on n’avait pas pensé au moment de la composition. C’est vrai que ça fonctionne bien et pour le coup on l’a décliné pour le live à notre sauce mais l’idée vient de lui.

Vous avez des références en matière de musique électronique ou des remixes qui vous ont marqués?

Quentin : Il y a ce remix qui n’est pas super connu, John Talabot qui a remixé “Loud Places” de Jamie xx. Le vrai morceau dure plus de 10 minutes et il est magnifique. Sur le dernier Moderat, “Eating Hooks” remixé par Siriusmo. Concernant nos références, pour les grandes lignes parce qu’on en écoute beaucoup de musique électronique, Moderat donc, Darkside, Nicolas Jaar et Kalkbrenner aussi. Dernièrement Kidnap Kid qui est anglais, ce n’est pas encore très connu en France mais il a des millions de vues sur Internet et c’est hyper beau niveau électronique planant. Caribou aussi même si ça commence à tendre vers la pop.

Jean-Étienne : Je réfléchissais et je n’en ai pas vraiment, je ne suis pas forcément un bon public pour écouter des remixes. Par contre je suis très fier des remixes de nos morceaux, ça leur apporte une autre dimension.

Quentin : Je pensais à l’album Opening de Superpoze sur lequel il y a un remix de Jean Tonique du morceau “Time Travel”. Le morceau de base déjà est hyper beau et le remix est chouette.

 

Quels sont vos projets pour cette année?

Jean-Étienne : On a encore quelques dates prévues où on essaie de trouver nos marques sur le live, c’est notre objectif de 2017. Plus on joue, plus on est à l’aise. Et aussi créer plein de titres, ça fait déjà quelques mois qu’on bosse sur de nouveaux morceaux et on va repartir en studio en avril/mai.

 

Vous pensez à un album?

Quentin : On ne sait pas justement. On se dit qu’on a le temps parce qu’on a pas de tournée prévue. Avec notre session de ce début d’année on a déjà entre 10 et 15 morceaux d’idées, plus ou moins avancés, mais c’est un bon premier jet. La deuxième session qu’on prépare sera le filtre, on va garder les meilleurs et passer en studio. On aurait de quoi faire un album mais on ne sait pas si c’est ça qui sortira. Ça ne dépend pas que de nous, c’est une décision qui se prendra avec toute l’équipe. D’abord travailler le live, faire les concerts, mettre un maximum de titres dans la boîte et on verra.

 

Fall In Deep (Remixes) est disponible depuis le 24 mars sur DDM Recordings. BLOW sera en concert le 28 avril avec Kid Francescoli à l’Astrolabe (event) et le 14 juin en première partie de French 79 à la Gaîté Lyrique (event).

Vers toutes les plateformes

Suivez BLOW :
Facebook
SoundCloud

Temps de lecture: 5 minutes