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Magnétique Nord #5 : préparez la boussole

Photo : Otto Zinsou

Vague de froid intense à prévoir à La Station et au Garage MU du 12 au 15 décembre à l’occasion de la cinquième édition du festival Magnétique Nord. Comme à son habitude le Collectif MU a convoqué pour le plus noir des festivals parisiens une programmation exigeante entre sons radicaux et projections artistiques.

Au programme, beats techno, expérimentations noise et incantations psychédéliques en parallèle à des projections de films, de documentaires en écho à la programmation musicale et moments inédits en direct de la webradio StationStation en compagnie des artistes du jour.

Cette année, Magnétique Nord met en avant le club et label de Frankfort Robert Johnson, haut lieu de la culture électronique aux côtés de Sida, Broken English Club, The Callas ou encore Hørd.

On a posé quelques questions à Eric Daviron, programmateur indomptable du Garage MU et de La Station à propos du festival.
 

Le Bombardier : Quel a été le mot d’ordre pour choisir les groupes qui composent la prog du festival?

Eric Daviron : Depuis la création de Magnétique Nord, l’idée c’est d’aller chercher la rareté, les groupes que l’on suit avec attention tout aussi bien que ceux que l’on découvre tout juste pour l’occasion. La spécificité du festival, c’est peut être une certaine envie de radicalité et d’intransigeance dans les propositions accueillies : ce n’est pas écrit noir sur blanc dans le cahier des charges, mais on a tendance à se diriger instinctivement vers des esthétiques plutôt froides et rugueuses durant le mois de décembre. Tout le volet « art visuel » du festival est là pour souligner le trait : projections plutôt « pointues » et expérimentations diverses sont autant d’occasion de créer un climat particulier et de varier les plaisirs autour d’une certaine atmosphère à laquelle on est attaché.
 

Quelques mots clés pour définir cette programmation?

Rugueuse, rare et internationale… Un grand vent froid et sec qui s’abat sur Paris.
 

5 groupes à voir en priorité?

1) SIDA, un « super-groupe » qui associe des membres ayant chacun leurs propres projets noise / no wave que l’on affectionne tout particulièrement. Comme ils sont répartis au quatre coins de la France, les occasions de les réunir tous sur scène sont plutôt rares.


2) Last Love Pilgrim, tout nouveau projet live et premier concert de trois artistes grandement appréciés ici – Epsilove, Lastrack et Hajj.

3) Toresch, sorte d’EBM mid-tempo qui rappellerait nos adorés Pelada, un son glacial et façonné de façon particulièrement maligne avec Tolouse Low Trax dans la bande.

4) Ata, fondateur du Robert Johnson à Frankfort. Gardien de la musique éléctronique à l’allemande, distinguée et précise. Un son et une manière de faire que l’on a tout simplement pas à Paris.

5) Selofan, de l’excellente cold-wave à la sauce grecque et proches collaborateurs de Lebanon Hanover… Ça donne le ton.

Le + du festival Magnétique Nord qu’on ne trouve pas ailleurs?

Des soirées aux formats absurdes et variés, notamment un samedi qui démarre tambour battant à 19h avec des projections et de la radio en direct, pour terminer le lendemain à midi en after… entre les deux, une bonne demi douzaine d’esthétiques âprement défendues, mélangeant à chaque fois les faunes adhoc, et toujours des pauses clopes jouissant d’une vue imprenable sur le périph’.
 

Magnétique Nord, pour l’apprécier, il faut…

être prêt à affronter les nuits les plus longues de l’année, dans la sueur et le panache.

 

Le Bombardier vous fait gagner des places pour la soirée du samedi ! Pour participer rien de plus simple, il suffit de remplir le formulaire ci-dessous :


 

Bonne chance! Fin du concours le mercredi 12 décembre à minuit et annonce des gagnants par mail dans la journée.

Plus d’infos et la programmation complète du festival ici