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Magie rose dans le premier EP de Rubin et le Paradoxe

Alors que le label Her Majesty’s Ship fut ultra-productif en 2017 avec les sorties d’albums de DBFC, Yan Wagner et La Mverte, le vaisseau de Sa Majesté frappe de nouveau et dévoile sa première sortie en langue française avec le premier EP de Rubin et le Paradoxe. Un premier EP éponyme pour le moins attendu qui fait suite aux singles « Fils de joie » et « Je salue la nuit » parus l’année dernière.

Si Rubin se dédiait à une carrière de magicien, il a fait de la musique son terrain de jeu favori : homme de théâtre, il compose également pour d’autres artistes interprètes. Ce premier EP ouvre la voie vers un champ de création plus intime et en son nom. Avec une pop électronique et décomplexée, qui puise au hasard ses inspirations chez Moroder ou auprès des Jeunes Gens Modernes, Rubin propose un enchantement orné d’envolées de synthétiseurs prenantes.

La forme de magie la plus évidente chez Rubin, c’est certainement l’alchimie des corps et une sensualité omniprésente, notamment dans « Fils de joie » où la bonne fortune n’y est que pour très peu quant à l’apparition du comédien Luc Bruyere (qui fait d’ailleurs la fête dans le nouveau clip de Catastrophe) et à sa performance pour le moins ardente dans le clip de ce premier single. A ce bon entourage, Rubin ajoute à son chapeau haut de forme la présence de l’iconique Brigitte Fontaine pour l’ouverture de l’EP sur « Le matin des magiciens », brin de folie nécessaire à la lecture d’un texte à propos de l’expérience et de la connaissance.

Rubin célèbre aussi les moments d’égarement humains et ce qu’ils peuvent procurer. De l’hommage rendu à la vie nocturne et ses travers jusqu’à la référence à King Kong Théorie de Virginie Despentes, essai-constat sur la condition féminine publié en 2006 et plus que jamais actuel, il n’y a qu’un pas que le chanteur a bien évidemment franchi. Comme une envie de libération fulgurante, la voix androgyne de Rubin se refuse à toute attribution d’un genre et brouille davantage des frontières qui tendent à devenir de plus en plus floues.

Avec ce premier EP, Rubin signe quatre titres dont autant de pistes de jeux libérateurs avec lesquels le musicien insuffle de l’oxygène à la scène pop française.

Rubin et le Paradoxe est désormais disponible via Her Majesty’s Ship / PIAS.

Rubin et le Paradoxe sera en concert le 8 février au 1999 à Paris avec Yuka Kasp (event)

Le clip de « Fils de joie » :