Dans le radar #64 : Grand Soleil
Dans le radar

Dans le radar #64 : Grand Soleil

Photo : Clément Barzucchetti

Notre boîte mail est pleine à craquer de projets qui ne demandent qu’à être découverts. Voici “Dans le radar”, la rubrique où l’on demande aux musiciens de se présenter à partir de questions simples. Aujourd’hui, c’est au tour de Grand Soleil de répondre au questionnaire du Bombardier.
 

On s’appelle Grand Soleil parce que…

C’est une référence directe à un titre de FatBoy Slim : “Song for Shelter” dans lequel on peut entendre ces paroles “Under the Big Bright Yellow Sun”, un morceau qui nous a énormément marqué. Sur YouTube, Il y’a un clip non-officiel qui montre le même coucher de soleil à plusieurs endroit de la planète. Par dessus l’image il y a la date et un compte à rebours, qui dans nos têtes, se termine par la fin du monde. Ça commence par une nappe de synthé, puis ça part en techno, et ça se termine par un piano-voix magnifique.
On passe par beaucoup d’émotions et c’est ce qu’on essaye de faire avec notre propre musique.
 

Notre nouvel EP est…

Une progression constante.
Le but est d’emmener en douceur ceux qui n’ont pas l’habitude d’écouter des choses un peu plus hard.
Le présent ressemble de plus en plus à une fiction d’anticipation, où l’humanité serait belle et bien coupable de sa propre perte.
Il y’a un sentiment d’irréalité à vivre cette époque.
C’est ce qu’on a voulu retranscrire dans Réalité.
 

Si on ne devait choisir qu’un morceau pour en parler, ce serait…

“Réalité”.
Il représente parfaitement l’évolution de notre musique.
Il y’a des samples de dialogues de films en VF, comme dans nos précédants morceaux (Indian Poem, I’ll be back) et une influence techno plus marquée.

Le clip (réalisé par Bruno Tondeur avec Studio TABASS.co et produit par Temple Caché et Nowadays Records) est un délire complet en animation, aux nombreuses influences SF, que ce soit les œuvres de Moebius ou des films comme 2001 l’Odyssée De l’Espace. Un autre clip d’animation est en cours de production, qui sortira en même temps que l’album.
 

À notre prochain concert il faut s’attendre à..

Un joyeux bordel : on remanie nos morceaux de façon a avoir un set techno assez énérvé, vous pouvez d’ailleurs en voir un aperçu ici.
On essaye de faire le pont entre une techno dure de warehouse et quelque chose de plus mélodieux, plus narratif, avec toujours un grain de folie. On se sert du matériel pour pouvoir moduler le son en direct, on ajoute une TB-303, une TR-909, on joue avec les samples de voix… Tout ça nous permet d’improviser tout en gardant une ligne directive et un contrôle sur l’ensemble du set.
Et on se permet toujours un final proche des 160 BPM, parce qu’on a grandit avec de la tribe et de la hardtek, et qu’on est très heureux de voir que ça fonctionne à chaque fois !
 

Notre souvenir le plus marquant en tant que musiciens…

Peut-être notre dernier DJ Set au Jardin-21. On a joué 3 heures sans rien voir passé et les gens étaient super réceptifs. On a essayé des choses, comme passer le 113 en plein set techno, enchaîné sur Blondie, Sylvester, Queen… et repartir avec de l’acid.
Pour la fin on a donc fait comme prévu : 45 minutes de tribe avec du FKY, 69DB etc… Ça nous a fait hyper plaisir de voir les gens se défouler la dessus.
 

Si on n’était pas musiciens, on serait…

Pach : Réalisateur.

Drich : Brasseur.
 

Notre disque de chevet, c’est…

Homework de Daft Punk.
 

En ce moment on écoute en boucle…

Etienne De Crecy – “No Brain”.
 

Notre rêve ultime, c’est…

Drich : Composer la musique d’un jeu video ou composer un titre avec un musicien que j’admire.

Pach : Jouer un peu partout dans le monde. Ou écrire des scénarios de science fiction, les réaliser et composer leur B.O.
 


 

Leur nouvel EP Réalité est disponible ici via Nowadays Records.