Dans ton label #2 : Buddy Records
Dans ton label

Dans ton label #2 : Buddy Records

À côté de majors qui occupent une large partie du terrain, les labels indépendants se démènent pour faire vivre des projets à taille humaine, bien souvent à contre-sens de tout objectif commercial et lucratif. À la tête de ces projets, on retrouve des guerriers multi-fonctions aux méthodes et profils divers et variés. Aujourd’hui, on part à la découverte du jeune label Buddy Records éclairé par trois amateurs immodérés de guitares saturées et de formations truculentes (Unschooling, En Attendant Ana, Special Friend…).
 

Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes Buddy Records, il y a Victor ” Cactus Joe”, Viktor ” Der Panini”, Charles Joujoujag, Daniel Ginsky et François Salvador. Nous avons créé ce label en septembre 2015.
 

Pourquoi et comment avoir choisi ce nom de label ?

L’ancien chien de Viktor “Der Panini” s’appelait Buddy et on a trouvé marrante l’idée qu’il devienne président directeur général d’un label de musique. Pour le visuel, c’est la copine de Charles Joujoujag qui l’a réalisé.
 

Que défendez-vous sur votre label ?

On aime se dire qu’on peut défendre un tas de groupes (français et étrangers) venants de divers registres (weird pop, post-punk, indie) que l’on a pu voir, rencontrer en live ou simplement dénichés sur Bandcamp. L’idée de base du label étant de créer des compilations regroupant ces artistes. Viendront ensuite les sorties de groupes et/ou d’artistes seul(e)s.
 

Quels morceaux résument au mieux la politique de votre label ?


 

 

Votre plus gros succès jusqu’ici ?

En termes de ventes et de diffusion, clairement les sorties de En Attendant Ana en co-release avec le label Montagne Sacrée. Ils nous ont permis de faire aboutir un projet qui lie musique et amitié. De façon ultra rapide, Inercia de Belmont Witch est sorti de terre et des cartons très rapidement, en quelques mois il n’y avait plus un disque à se mettre sous la dent !
 

Quelle est votre journée type ?

On va au travail galérer (vive le salariat) et pour certains avons le temps d’écouter/jouer de la musique, on aime aussi se voir régulièrement pour boire des coups et aller en concerts (très important les concerts).
 

Indépendant, underground, DIY : même bateau ou pas ? Ça veut encore dire quelque chose pour vous ?

Disons qu’il y a des degrés dans l’indépendance mais ce qui prime c’est de se bouger, faire, sortir des projets de qualité de façon éphémère ou dans la durée. On se considère plus comme des “passeurs” pour les groupes qui viennent nous côtoyer, l’idée étant de faire les choses soi-même et entouré des bonnes personnes qui mettent du cœur à l’ouvrage (artistes, potes dessinateurs, salles de concerts pour les releases, presse…)
 

Comment signer sur votre label ? Vous acceptez les pots-de-vin ?

Pas forcément en faisant des dossiers de presse chiadés avec tout un tas de références, plutôt en envoyant une démo au son assez propre pour être “audible” mais pas trop non plus pour laisser une marche de manœuvre si ça colle avec nous, avec un petit mot ou une proposition de boire l’apéro en écoutant des trucs. Pas de pots-de-vin, sauf si tu proposes de boire des coups là on peut faiblir….
 

Le futur de la musique, c’est quoi, quand et où ?

Des lycéens qui commenceront à tâter quelconque instrument et qui auront envie de FAIRE eux-mêmes les choses.
 

Un artiste (vivant ou non) ou un album que vous auriez aimé sortir ?

On est nombreux dans le label avec des goûts communs mais qui peuvent différer, mais je pense que l’on peut tous tomber d’accord sur Jane From Occupied Europe des Swell Maps ou n’importe quel album de ce fabuleux groupe.
 

Votre dernière/prochaine sortie ?

Papa Por La Vida, notre septième compilation en digital et petit tirage cassette vient de sortir il y a pe , mais aussi une cassette des fabuleux Renard Empaillé pour le début 2020, affaire à suivre.
 

Papa Por La Vida est disponible ici et vous pourrez fêter Noël dès demain chez Brume avec les Buddy members (event).